Tinder et Grindr : plus de 400 crimes liés aux applications de rencontre

Dans les rapports de criminalité de la police britannique, les noms de Tinder et de Grindr, deux applications de rencontre, reviennent inlassablement. Il y aurait une relation directe entre ces applications et plus de 400 crimes signalés qui vont du viol à l’extorsion de fonds.

Sur Internet, on n’est jamais très sûr de la personne qui est à l’autre bout de la ligne, dit-on. Et bien, au regard de ce qui se chez les voisins anglais, on ne peut pas dire que ce dicton soit exagéré. Il y a peu encore, en 2013, on ne comptait que 55 actes criminels liés aux applications de rencontre en ligne. L’année d’après, ce chiffre passait à 204 plaintes avant de littéralement exploser en 2015.

De façon précise, on parle de 412 cas répertoriés de préjudices physiques, sexuels et moraux liés à Tinder et Grindr. Tinder ne s’est jamais caché d’être une application de « sexe facile » et on peut dire que ce discours a atteint ses limites. D’après les rapports, la plupart du temps, les victimes parlent de vols, de viols, de chantage et d’exploitation infantile. Quelques cas de tentatives de meurtres ont été également signalés.

Les chiffres de la police britannique sur les crimes liés à Tinder et Grinder

Les chiffres de la police britannique sur les crimes liés à Tinder et Grinder

Le mot à la vogue est celui de « sextorsion », obtenu en contractant « sexe » et « extorsion ». Il traduit l’idée d’un chantage qui prend racine dans un fait sexuel. C’est la communauté gay qui est la plus touchée par cette manœuvre dolosive. Les autorités policières rapportent que les bisexuels et les gays qui n’ont pas encore fait leur coming-out sont des proies faciles pour ces prédateurs.

Dans la même perspective, les associations de victimes comme Victim Support estiment que ces chiffres ne reflètent qu’une partie de la réalité. Selon eux, le phénomène aurait déjà pris une ampleur beaucoup plus inquiétante que ce que disent les rapports officiels. Du côté des responsables des applications concernées, c’est le calme plat. Contactés par The Telegraph, ils n’ont pas daigné répondre.

Par précaution, la police britannique a d’ores et déjà lancé une alerte nationale pour mettre les utilisateurs en garde contre les personnes mal intentionnées qui cherchent à entrer en contact avec elles. L’une des recommandations données consiste à toujours mettre un proche au courant d’un rendez-vous en chair et en os avec le maximum de détails possible.

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Réagir à cet article

  • toto94

    en même temps si quelqu’un est stupide au point de se confier intimement (sexe, argent, ou autre) a une personne rencontrée sur internet et dont elle ne connait rien (ou pas assez): c’est pas la faute de tinder ou autres. Juste la stupidité de ces gens…

    • mysti01

      les gens sont naifs sur le net, certes, mais dans l’absolu le risque est le mm quand tu rencontres « dans la vraie vie »: on ne sait jms vmt qui est la personne et quelles sont ses intentions
      y’a qd mm un coté « toi et ta chance » dans tout ca…

      • toto94

        oui le risque est le même quand tu rencontre dans la vraie vie. Donc ce n’est pas la faute de tinder ou autres. C’est juste la stupidité des gens!
        La seule différence c’est une sorte de naiveté (comme tu dis) ou confiance qu’on a sur le net qui ouvre la porte plus rapidement.
        Mais je persiste a dire que les reseaux sociaux n’y sont pour rien.