Surveillance du net : les français n’ont jamais été aussi inquiets pour leur vie privée

Date de dernière mise à jour : le 19 avril 2016 à 15 h 41 min

Les français sont de plus en plus inquiets vis à vis du respect de leur vie privée sur internet. Voici ce qui ressort du dernier sondage Ipsos portant sur la « confiance sur internet » et réalisé auprès d’individus originaires de 24 pays.

Réalisée auprès de 24 143 internautes originaires de 24 pays entre le 20 novembre et le 4 décembre 2015, cette nouvelle étude laisse entrevoir un accroissement majeur des craintes relatives à la vie privée en ligne. 57% des personnes interrogées sont plus inquiètes qu’elles ne l’étaient un an plus tôt et, de tous les pays, c’est la France qui arrive en tête avec plus de 80%.

Incroyable quand on sait qu’il y a un an, seulement 46% des français interrogés se déclaraient inquiets contre 61% du total des répondants. Aujourd’hui 81% des français craignent que leurs activités en ligne soient surveillées ou censurées.

Il faut dire que ce sondage a été réalisé juste après les attentats de novembre, le contexte était donc particulier. Toutefois, il n’y a pas qu’en France que ces chiffres ont progressé puisqu’au Nigeria et au Kenya, 70% des répondants se déclarent « beaucoup plus inquiets » que lors de la précédente enquête annuelle de l’institut.

Plus globalement, 71% des sondés sont pour la fermeture du web profond, réseau de contenus non indexés par les moteurs de recherche où les utilisateurs restent anonymes et souvent utilisé pour mener des activités illégales. En outre, 63% des sondés se déclarent contre les technologies empêchant aux forces de l’ordre d’accéder aux contenus de conversations en ligne, autrement dit, contre le chiffrement total.

A ce sujet là, le mois dernier, l’Assemblée Nationale adoptait un texte portant la sanction à 350 000€ d’amende et jusqu’à 5 ans d’emprisonnement pour les entreprises refusant de déchiffrer leurs données et de les « communiquer à l’autorité judiciaire requérante enquêtant sur des crimes ou délits terroristes ».

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  • Jérémie

    « Réalisée auprès de 24 143 internautes originaires de 24 pays »
    Rien que cette phrase décrédibilise cette « étude »
    Ca fait à peine 1 000 personnes par pays…
    Il n’y a pas besoin d’être un expert en probabilités pour se rendre compte que cet échantillonage est insuffisant…

    • Martin

      Le nombre de personnes interrogées n’est pas un critère suffisant pour juger de la représentativité. Même si 1 million de français avait répondu, cela ne serait toujours pas représentatif (voir encore moins)

      • Jérémie

        On est d’accord, il faut que le panel de l’échantillonage soit hétérogène.
        Mais là, non seulement il a peu de chance d’être hétérogène mais en plus, il est petit !
        Ce n’est absolument pas représentatif…

  • Nima Timoni

    Sans utiliser un VPN, il faut que les francais soient inquiets car lsa surveillance est la. J’utilise celui-la