Steve Jobs voulait faire un système de mails fermé

Maj. le 5 avril 2016 à 9 h 25 min

Le mail, ce service universel et à la portée de tous aurait pu être la propriété d’une seule entreprise : NeXT, l’entreprise de Steve Jobs entre 1985 et 1996, avant son rachat par Apple et le retour du patron à la tête de la firme. C’est en tout cas ce que nous révèle le magazine The Inquirer.

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Aux balbutiements du web, des services .mac existaient et n’étaient qu’accessibles qu’à partir des machines d’Apple, en gardant à l’esprit que la firme voulait se différencier à tout prix de Windows, avec son fameux slogan « Think Different » qui le prouve bien.

Mais revenons-en au mail, dans le milieu des années 1980, quand il a créé la société NeXT, Jobs avait visité l’université de Carnegie Mellon. C’est là que l’homme a discuté avec des ingénieurs qui avaient initié l’envoi de pièces jointes par mail. Nathaniel Borenstein a travaillé sur ce projet et a déclaré que le PDG avait assisté à une démonstration de cette nouvelle technique de messagerie.

Jobs et son esprit toujours aussi fou a été conquis et a essayé de convaincre toute l’équipe de venir travailler avec lui selon The Inquirer, ce que les ingénieurs ont décliné. Ce qui n’a pas découragé le PDG qui a créé par la suite NeXT Mail.

Cette branche avait pour mission de développer une technologie similaire où l’utilisateur pourrait envoyer et recevoir des images. Ils ont réussi, à une exception près : quand les membres de l’université de Carnegie Mellon essayaient d’envoyer des fichiers vers le système de NeXT, les transferts n’arrivaient jamais à aboutir. Ils ont donc abandonné le projet.

Borenstein a alors sondé d’autres équipes pour que cette technologie devienne une norme à laquelle chacun pourrait accéder, et a donc mis ses travaux en libre accès. Si nous pouvons envoyer des pièces jointes d’un service à un autre, c’est grâce à lui.

Mais Jobs ne l’entendait pas de cette oreille et ne voulait absolument pas partager ses travaux. Une position qui semblait inflexible dans l’esprit de l’ex-PDG d’Apple. Mais l’entêtement peut parfois avoir du bon comme par exemple, dans un tout autre contexte, dans le conflit entre son successeur Tim Cook et le FBI.

Nous retrouvons donc là toute l’essence d’Apple, quand elle met la main sur une technologie, elle veut s’en emparer et ne rien partager, c’est l’exemple parfait du logiciel propriétaire que Richard Stallman exècre par dessus tout en plus de Facebook.

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