Plan France Très Haut Débit : 13 départements à la traîne

Une enquête parue dans la Gazette des Communes nous explique pourquoi 13 départements français sont très loins de suivre le plan France Très Haut Débit. Souhaité par le chef de l’état, ce plan demande à tous les départements d’être impliqués concrètement dans un projet très haut débit avant la fin de l’année.

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Une bonne nouvelle, tout de même. 4 départements sont extrêmement avancés dans la généralisation du très haut débit. Il s’agit de Paris, des Hauts-De-Seine, de la Seine-Saint-Denis et du Rhône. Mais sur les 101 départements que compte notre pays, 13 n’ont encore rien prévu pour mettre en place une généralisation du très haut débit.

Les 13 retardataires sont : les Ardennes, les Bouches-du-Rhône, le Gard, l’Hérault, le Maine-et-Loire, la Meurthe-et-Moselle, la Meuse, les Pyrénées-Atlantiques, les Pyrénées-Orientales, les Hautes-Pyrénées, Saint-Martin, le Territoire de Belfort et le Var.

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L’enquête tente d’expliquer les causes de ces différents retards. La première explication est l’alternance politique après les élections départementales du mois de mars dernier. C’est le cas des Bouches-du-Rhône, de la Meuse, et du Territoire de Belfort. D’autres départements, comme le Gard, l’Hérault, la Meurthe-et-Moselle, les Pyrénées-Atlantiques et le Var n’ont pas connu d’alternance mais ont vu de nouveaux élus arriver.

Certains retards s’expliquent aussi par des mauvais rapports et un manque d’harmonie au niveau régional. Le plan France Très Haut Débit exige la mise en place de projets communs par les départements d’une même région. Cela peut parfois s’avérer plus difficile, comme en Franche Comté, en Lorraine, dans le Languedoc-Roussillon et en PACA.

Enfin, l’approche des élections régionales, qui auront lieu à la fin de l’année, peut expliquer certaines réticences des élus. Passer au très haut débit, cela coûte beaucoup d’argent. Et bien gérer son budget est l’une des conditions principales de réélection.

En tout cas, les treize retardataires doivent faire face à la pression venue du chef de l’état. Repousser encore la création d’un projet solide pourrait attirer des ennuis aux départements. Difficile toutefois de savoir si cette pression suffira à accélérer les choses.

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