Le ministère de l’Education attaqué en justice pour son partenariat avec Microsoft

Alors que le ministère de l’Education avait signé un accord avec Microsoft afin de bénéficier de formations gratuites et accès aux outils de bureautique développés par l’américain, 4 associations l’assignent en justice en mettant en avant un partenariat qui ne serait pas si gratuit que ça.

Il en aura fallu du temps, mais il semble que l’Etat français est enfin compris l’importance de la présence du numérique aussi bien dans la législation française que dans l’éducation des futures générations, qui aura nécessairement besoin des outils informatiques.

Le projet de loi numérique a récemment été adopté en France, et la consultation des internautes sur celle-ci a eu un tel succès qu’elle pourrait se généraliser. En marge de cela, le ministère de l’Education avait également signé un accord avec Microsoft pour faciliter l’accès au numérique des étudiants.

Cet accord stipulait que Microsoft offrirait l’accès gratuit à des formations pour les professeurs sur les divers outils bureautiques que le développeur offre, tandis qu’un accès à Office 365 Education serait offert aux établissements le souhaitant.

Un accord qui s’était attiré les foudres du Conseil National du Logiciel Libre et des associations PLOSS Rhône Alpes, La Mouette et ALDIL, qui avait tenté un recours au mois de janvier. Celui-ci n’ayant pas porté ses fruits, ces mêmes acteurs attaquent désormais le ministère de l’Education en justice.

La faute à un accord n’étant pas si gratuit que ça selon eux, comme le rapportent nos confrères de Next Inpact. En effet, l’américain présente cet accord comme un « investissement » de 13 millions d’euros, qui portera bien évidemment ses fruits dans le futur.

Les 4 acteurs préviennent que le développeur va « désormais pouvoir proposer ses produits et services de façon extrêmement privilégiée par rapport à ses concurrents, au moment même où le ministère de l’Éducation nationale lance le Plan Numérique à l’École, prévoyant ainsi un surcroit d’investissement dans ce secteur« .

Cet accord serait donc bien loin du don, mais irait dans le sens de la politique du service avant le bien que Microsoft a déjà lancé avec son Windows 10 gratuit. Il lui donnerait donc une position privilégiée au sein des organismes du gouvernement pour engendrer des revenus, quand ses concurrents n’ont pas eu la même chance.

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Réagir à cet article

  • joe2x

    Pourquoi avoir utiliser le terme « developpeur » au lieu de MS?
    En effet par la suite, il ne faudrait pas de favoritisme mais une concurrence saine c’est à dire que chaque entreprise aient les memes chances. Affaire à suivre de près

  • French Epic Gaming

    MS est déjà en situation de monopole , cet accord est une honte !
    MS Office est une série de logiciel de grande qualité pour le monde professionnel , mais des alternatives qui peuvent répondre au même besoin devrait être mise en avant à l’école.
    MS Office enferme déjà les écoles dans Windows , on va pas continuer à enfoncer le clou ?
    Mon établissement , avait du retarder de 2ans la mise en place de petit PC dans les salles de classe (1 par classe , c’est un Nuc sous W10) à cause de la fin de support de Windows XP , les ordinateurs étant trop vieux pour passer à W7.
    Les PCs aurait pu passer sur Ubuntu (il y a eu un test sur 1 PC) et ainci économiser de l’argent et deviner ce qui a empêché cela ? La suite bureautique Office.

    • joe2x

      Je suis en entièrement d’accord malheureusement l’accord est fait. Nous connaissons les conséquences. Les concurrents attaque sur d’autres point pour revenir sur cette décision. Le principal est de trouver des arguments sur le fait que les concurrents n’ont pas suffisamment consultés lorsqu’il y a eu un appel d’offre.

      Sinon à titre d’info, pourquoi n’as tu pas fait utilisé LibreOffice? Les fichiers office généré sous MS Office par tes étudiants étaient incompatibles sous Libre Office? Si tu avais mis le PC sous Ubuntu avec Libre Office, cela aurait pu passer pour un seul PC, non?

    • Novaslash

      Si je me souviens bien de l’art*cle qui parlait de cet accord il y a déjà un moment, et si les propos étaient vrais, l’Etat avait lancé une appel d’offre et apparemment, seul Microsoft y a répondu.

      Et même si MS est en situation de monopole, il faut aussi comprendre qu’ils ne vont pas investir pour n’avoir rien en retour.

      Je ne dis pas que j’accepte cette situation mais elle n’en reste pas moins logique.

      Je peux me tromper mais c’est ce qu’il me semble avoir lu. Tu me rectifieras si besoin :)

      • joe2x

        C’est exact, il y a eu une appel d’offre qui avait été émise et personne n’a répondu du coté de la concurrence. La question a se poser, est ce que l’appel a bien été faite dans les règles de l’art? Est ce que tout le monde a été mis au courant de la même manière?

        Malheureusement une appel peut être vite truqué. Imagine, je suis un marché public, je lance un appel d’offre. Seulement, je lance une appel d’offre peu visible mais j’en informe l’entreprise X mais pas toi.
        Et bien au bout du compte, tu ne seras au courant et je pourrais considérer que tu n’as pas répondu à l’appel d’offre et je traiterai avec l’entreprise X. Toi, en tant qu’entreprise, tu aurais loupé le marché.
        Et bien je pense que c’est à peu près semblable ici, ce qui avait été reproché dans le même principe.

  • fun-evil

    « mais il semble que l’Etat français EST enfin compris »

    heu … oui ? mais non

  • Capmalo

    Il faut que l’éducation soit en accord avec la société et les populations, mettre des logiciels libres c’est bien, sous Linux aussi, mais si c’est pas compatible avec ce qu’il y a à la maison ou différent de ce qui est utilisé dans le monde professionnel, on aura formé des jeunes pour rien, qui ne seront pas utiliser les outils qu’on leur donnera.

    Attention je n’approuve pas le monopole de Microsoft mais le fait est que l’OS et la suite Office sont utilisés presque partout donc autant former les jeunes sur ce qu’ils auront à utiliser.