La ministre de la culture veut sauver la presse en taxant Google

Maj. le 24 juin 2018 à 12 h 38 min

C’est lors d’une interview à Rue 89 que la ministre de la Culture et de la Communication, Aurélie Filippetti, déclare vouloir aider la presse. Elle cite dans ses propositions la possibilité de taxer Google.

 

Selon elle, la presse traditionnelle se doit de muter vers le numérique pour assurer une pérennité aux différents supports. Elle met en avant le fait que les deux types de diffusions sont complémentaires et indispensables aujourd’hui. Extrait choisi de la déclaration de la ministre de l’Éducation et de la Communication :

« Les menaces qui pèsent aujourd’hui sur la presse papier risquent aussi paradoxalement de fragiliser le numérique. On doit avoir un travail en commun entre la presse traditionnelle avec des fenêtres numériques et la presse uniquement numérique. Les menaces sur la presse écrite pénalisent tout le monde. Il faut y remédier, notamment parce que certains sites, des moteurs de recherches issus d’acteurs économiques qui ne sont pas localisés en France et pas fiscalisés en France utilisent, énormément, de matière première issue de la presse numérique. Les mots clés tapés sur les moteurs de recherche sont les mots clés des grands journaux traditionnels donc je crois qu’on a intérêt, car c’est un pilier de la démocratie, à trouver le moyen de permettre à la presse de faire sa mutation numérique. »

Aurélie Filippetti entend donc récompenser ces producteurs d’informations par les moteurs de recherche. Précisons que Google occupe plus de 90 % des recherches sur internet en France… La ministre affirme que cette mission est celle de Pierre Lescure qui devra répondre à cette problématique. Elle ajoute :

« Ce qui est indispensable, c’est qu’il y ait une forme de rétribution par les sites qui aujourd’hui tirent un profit réel de l’utilisation des contenus riches en information, en savoir-faire, en matière grise. Il faut qu’ils participent au financement de l’information. Une mission a été confiée à un inspecteur des finances, un magistrat de la Cour des Comptes, sur la fiscalité du numérique. En tout cas ces gros acteurs et plates formes ne peuvent plus échapper à une forme de fiscalité dans des pays où par ailleurs ils dégagent un bénéfice certain. »

Espérons que ce genre de mesures ne nuisent pas aux utilisateurs des moteurs de recherche et à la qualité des résultats de recherches qu’est en mesure de proposer un géant comme Google.

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