La Ministre de la Culture pour les DRM et contre le marché du jeu vidéo d’occasion

Maj. le 14 novembre 2017 à 1 h 09 min

Fleur Pellerin vient d’en commettre une belle à l’encontre du marché du jeu vidéo d’occasion. En affichant son soutien des DRM. Un pas en arrière vient donc d’être réalisé dans la sphère du jeu vidéo, lui qui se remettait progressivement d’aplomb après avoir évité de précédents obstacles.

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Pellerin DRM jeux video

S’il y a encore quelques temps déjà, les développeurs de jeux vidéo se plaignaient de voir leurs jeux passer entre de nombreuses mains sans voir d’apports financiers supplémentaires comme Quantic Dream au sujet d’Heavy Rain, ces derniers avaient tout de même mis de l’eau dans leur vin. Mieux, certaines sociétés comme Square Enix et Electronic Arts s’étaient mis à flatter le joueur en proposant des contenus téléchargeables gratuits.

Si tout semblait tendre vers le mieux, il aura fallu qu’un membre du gouvernement français vienne de déstabiliser  ce fragile équilibre qui régnait entre les joueurs de jeux de seconde main et l’industrie du jeu vidéo. L’affaire remonte à 2013, lorsqu’ Alain Rodet, député Socialiste a critiqué le combat mené par les éditeurs contre le marché de l’occasion en imposant des verrous numériques aux jeux.

Le cabinet de Fleur Pellerin vient de formuler sa réponse pas moins de deux ans plus tard. La position du gouvernement à ce sujet n’étonnera que peu de gens : il se range du côté des éditeurs. Le coup de semonce a été donné sur le marché de l’occasion pourtant bien installé depuis des années dans notre société. Cette position pourrait peut-être s’expliquer par la volonté du gouvernement à vouloir financer des jeux vidéos pour adultes.

Une prise de position erronée et dépassée

Si aucune législation réelle n’a été décrétée, la Ministre de la Culture adhère totalement à la limitation de la prolifération d’œuvres par le biais de l’occasion et soutient le développement des DRM protégeant les jeux vidéos d’un usage en seconde main. La Ministre décrète que stopper le marché de l’occasion participera à la diminution du piratage, ce qui sera bénéfique pour l’industrie.

L’activité de revente de jeux physiques et du pluri-téléchargement des jeux en ligne est préjudiciable au développement de l’industrie et contrevient aux droits des éditeurs, les pouvoirs publics soutiennent ces initiative.

Ces propos s’avèrent erronés, mais ce ne sont certainement pas les premiers ni les derniers, on se rappelle des jeux vidéo responsables des attentats du 7 janvier. La vente d’occasion s’avère au contraire être une possibilité permettant à l’acheteur de se décider à acheter un nouveau jeu plus rapidement à 53 %. Madame la Ministre dans ces allégations évitera quant à elle de fournir des chiffres officiels pour appuyer ses propos.

Comme certains le soulignent, en deux ans soit le temps de réponse à la lettre de M. Rodet, le cabinet de Madame Pellerin n’aura pas constaté que les éditeurs ne luttaient plus contre le piratage et que les soldes de jeux dématérialisés comme sur Steam favorisaient l’achat de nouveaux jeux. Notons que The Witcher 3, dépourvu de sécurité numérique sur PC se vend très bien.

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