Pour la justice, allumer votre smartphone revient à accepter d’être traqué

Date de dernière mise à jour : le 5 avril 2016 à 9 h 46 min

Cette histoire rocambolesque commence en 2014, quand la police de Baltimore (États-Unis) obtient un mandat pour arrêter Kerron Andrews, accusé de tentative de meurtre. Pour le trouver, un système avait été mis en place pour enregistrer ses données de localisation, et ses appels sortants.

 

Une histoire inquiétante concernant les libertés individuelles de chacun face au rouleau compresseur de la justice. Nous vous en détaillons le déroulement.

Le mandat ne comportait néanmoins pas d’autorisation d’utiliser un appareil pour collecter ces données. La police est passé outre et l’a tout de même utilisé. Ce n’est néanmoins pas nouveau, le secret est souvent lié au pacte de non-agression entre la police et le FBI.

Après avoir appris l’utilisation de cet appareil sans autorisation, un juge en a conclu que la police avait violé la loi et a demandé la suppression de la preuve fournie par ce fameux appareil nommé Stingray.

L’État a néanmoins fait appel de cette décision en argumentant que le prévenu avait volontairement partagé ses informations à la police et aux autres membres de l’enquête, lorsqu’il a allumé son téléphone. C’est une décision sans précédent que nous pourrions vivre. En parallèle, en France, la question de l’accès aux données chiffrées de nos smartphones par la justice se pose actuellement.

En effet, si la cour du Maryland revient sur sa décision et annonce que l’indice apporté par l’appareil est de nouveau valable, nous devrions voir des autres jugements similaires au sein des États-Unis. Après le scandale de la NSA, voici donc une nouvelle controverse qui touche le secteur de la téléphonie.

Désormais, pour l’État du Maryland, allumer votre téléphone revient à implicitement consentir d’être traqué, ce qui prouve que même dans un pays comme les États-Unis, les libertés ne sont malheureusement pas toujours respectées. Que pensez-vous de cette décision ? Les libertés individuelles sont-elles bafouées ?

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Réagir à cet article

  • leatherface

    Ce n’est pas pour la Justice mais pour l’Etat plutôt. Etant donné que la justice justement doit rentre son avis et qu’elle avait elle même demandé la suppression de la preuve.

  • Berserk79

    Si ça permet de trouver des tarés alors Feuuuuu !!!!

  • UnHomme

    Waa c’est bon osef que le FBI écoute tes appels si tu fais rien de mal c’est pas comme s’ils allaient rire des problèmes des gens tout le monde en a et ils ont mieux a foutre, a la base ils traquent des criminels, s’ils voient que tu n’as rien a faire dedans ils t’oublient, ce qui est dérangeant c’est que les données soient rendu publiques et ça je doute qu’ils publient mes appels sur Facebook…

  • Courgito Alf

    Comme d’habitude (presque) tout le monde va se dire « j’ai rien à me reprocher, donc je suis tranquille ».
    Jusqu’au jour où une bonne perquisition arbitraire arrivera chez eux. Ou que le fait d’avoir participé à un meeting ou une manif deviendra un acte criminel. Ou le fait d’appartenir à une ethnie, ou…

    Pour les perquisitions, c’est déjà en route. Alors, toujours aussi motivés pour être espionnés ?

  • lemaitre

    Ces américains me font froid dans le dos. Quand on voit leur position sur les armes et le succès de Trump….