Google rejette l’accusation d’abus de position dominante de Bruxelles

Au cours de l’été, la Commission Européenne a fait savoir qu’un dossier était en cours sur les pratiques utilisées par Google sur son système d’exploitation mobile Android. Jugée comme étant en abus de position dominante, l’entreprise américaine n’a pas réussi à convaincre Bruxelles du bien-fondé de ses pratiques. L’attaque continue une nouvelle fois.

Le marché des smartphones peut être extrêmement retord, particulièrement sur le secteur des systèmes d’exploitation. La lutte logicielle est souvent bien plus complexe que la lutte matérielle, alors qu’arriver à dominer sur ce secteur est affaire de stratégie… mais aussi de chance.

De la chance, Google n’en a pas vraiment eu semble-t-il. Du moins selon la Commission Européenne, qui a accusé les pratiques de Google comme étant de l’abus de position dominante au cours de l’été. Depuis, les armes sont levées des deux côtés.

Bien que le développeur américain n’ait pas réussi à fournir un plaidoyer convaincant à temps pour stopper la machine de se mettre en route, celui-ci réagit une nouvelle fois aux occasions de Bruxelles et contre-attaque dans un nouveau billet de blog.

Pour éviter la taxe que la Commission Européenne compte lui faire subir, Ken Walker du conseil général de l’entreprise avance que ces accusations n’ont aucune base factuelle, légale ou économique et ajoute :

« Nous n’avons jamais compris la qualité ou l’intérêt des informations que nous affichons. Bien au contraire, nous l’avons amélioré. Ce n’est pas du ‘favoritisme’ – c’est être à l’écoute de ses consommateurs« , avant de déclarer que la Commission n’avait pas prise en compte la concurrence d’Amazon, des plateformes marchandes, des réseaux sociaux, du web mobile et des plateformes publicitaires.

Le premier plaidoyer de Google contre la Commission Européenne n’avait pas changé grand-chose toutefois. Là encore, Bruxelles ne semble pas être très réceptif. Bien que la Commission déclare écouter les doléances de Google, Michael Carrier, professeur de droit à la prestigieuse Rutgers, avance que « la Commission s’inquiète de l’effet [de Google] sur ses rivaux. Cel va sûrement outrepasser l’angle des consommateurs« .

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Réagir à cet article

  • A la place de Google, je répondrais:
    « – Soit nous créons un système totalement fermé, a l’usage exclusif Google, tel qu’Apple le fait. Et vous ne pourrez plus rien dire.
    – Soit nous gardons notre système ouvert à la concurrence. et il n’y aura aucune perte d’emploi chez la concurrence. »

    Sans aucune autre explication. Bruxelles n’a pas a se mêler de ça, si Bruxelles veut de l’argent, Bruxelles n’a cas pondre une lois pour que les impôts soit les même dans toutes l’Europe pour les multinational !

  • bazbazbaz

    Pour qu’il n’y ait pas d’abus de position dominante sur android, il
    faudrait déjà qu’il y ait une véritable concurrence au PlayStore or, que
    ce soit Microsoft ou Apple, ils ne proposent sur Android aucune
    alternative à ce service (contrairement à Amazon qui du coup s’en sort mieux).
    Ils ont aussi préféré intégré ce service exclusivement à leur propre OS
    qui n’a fait que perdre des parts de marché, d’où bide ou stagnation également pour le service concerné. S’ils avaient vraiment voulu mettre des bâtons dans
    les roues de Google, c’est directement sur son terrain qu’il aurait
    fallu aller le combattre pour lui reprendre du terrain et pas en restant
    seulement assis dans son petit coin car, qu’ils le veuillent ou non, android est devenu le véritable standard sur mobile, c’est chez lui que la guerre des services se passe.