Google : plus que 2 semaines pour esquiver une amende à 6,7 milliards d’euros

Maj. le 8 mars 2018 à 14 h 51 min

Alors qu’il est sous les feux brûlants de la Commission Européenne pour abus de position dominante dans l’univers Android, Google a encore réussi à avoir un délai pour plaidoyer : plus que 2 semaines avant de devoir payer la coquette somme de 6,7 milliards d’euros d’amende.

La commission européenne attaque Google

Dans l’industrie high-tech, les monopoles sont bien évidemment interdits par la loi. Ce qui ne veut pas dire pour autant que quelques constructeurs font la loi sur de nombreuses start-ups s’agglutinant autour d’elles, comme c’est le cas avec Google ou encore Apple.

Le bal accueille en effet de nombreux danseurs pour peu de DJ. Une situation qui a été remarquée par la Commission Européenne, qui accusait en début d’année Google d’être en abus de position dominante concernant son système d’exploitation mobile Android.

Il avait à l’origine jusqu’au 27 juillet afin de répondre à ces accusations, mais avait réussi à négocier une période de 6 semaines supplémentaires afin de réunir les preuves nécessaires. Une période qui devait donc s’arrêter au 7 septembre…

Sauf que son plaidoyer n’a toujours pas été enregistré, Google ayant encore demandé un sursis. Celui-ci a désormais jusqu’au 27 septembre afin de fournir des preuves sur le fait qu’il ne force pas illégalement la préinstallation de ses applications sur les appareils Android.

Pour rappel, s’il ne réussissait pas à convaincre la Commission Européenne de Bruxelles de son bien-fondé, il risquerait alors une amende de 6,7 milliards d’euros. Une coquette somme, même pour une entreprise aussi massive.

Une affaire que l’on suivra de près, puisque tous les fans du système d’exploitation le savent : utiliser Android sans Google s’avère difficile, alors que l’entreprise s’attache à récupérer autant de données que possible pour les revendre à ses annonceurs.

Gageons toutefois qu’il saura s’en extirper. Après tout, il a une nouvelle fois vaincu Oracle en justice récemment, ayant réussi à prouver que son utilisation des API protégés par le droit était faite sous l’égide du fair use.

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