Free Mobile proposerait 19 milliards de dollars pour le rachat de l’opérateur US T-Mobile

Date de dernière mise à jour : le 4 avril 2016 à 16 h 02 min

Avec l’annonce surprise d’une tentative de rachat de l’opérateur mobile américain T-Mobile, Free a fait preuve d’une ambition indéniable. Certains concurrents se sont certes moqués du trublion français mais celui-ci ne semble pas vouloir en rester sur un premier refus. Maxime Lombardini précise ainsi au micro de BFM TV que Free est tout à fait sérieux dans sa conquête américaine.

Il s’agissait de la grosse annonce de l’été au niveau des opérateurs mobiles. Alors que son arrivée dans le secteur mobile avait bouleversé les règles du marché national, Free tente le même coup de poker aux Etats-Unis. Pour acheter T-Mobile, Iliad a ainsi mis sur la table pas moins de 15 milliards de dollars fin juillet pour convaincre des bienfaits d’un tel rachat. Et si l’offre a été rejetée, jugée trop faible par Deutsche Telekom, son propriétaire actuel, Free s’était promis de ne pas en rester là.

Suite à ce premier échec, Free tente de trouver des partenaires partout, y compris chez Google et Microsoft. L’idée est de proposer un montant plus important et couvrir ainsi la totalité du capital de T-Mobile. Selon Bloomberg, Free aurait déjà ajusté sa proposition de 33 dollars l’action à 35 dollars pour un montant total de 19 millards de dollars. Cette information n’est pas confirmée, mais montre néanmoins combien le groupe français manoeuvre pour remporter le morceau.

Selon Maxime Lombardini, directeur général d’Iliad, investir aux Etats-Unis « c’est préparer le futur ». Pour Free Mobile, il s’agit d’une opportunité majeure, quelque chose d’unique et un formidable accès à l’international, domaine sur lequel Iliad n’est pas encore. La société est ainsi encore taclé pour sa supposée inexpérience sur un marché bien plus vaste que la France.

Faut-il comprendre que si le projet aboutissait Free abandonnerait le marché français ? « On n’en est qu’au début des réflexions », explique Maxime Lombardini. Et si les 15 milliards initiaux sont déjà bloqués, aucun élément aujourd’hui ne laisse présager de l’issue de ce rachat. Quoiqu’il en soit, l’appétit de Free est grand et le marché américain aime les surprises, les success-story, Xavier Niel serait-il en train d’écrire la sienne ? La suite au prochain épisode.

Via

   Suivez nous sur Facebook   


Vous aimerez peut être


Réagir à cet article

  • iphobe (aka apple fucker)

    L’achat de t-mobile par free renforcerait notre crédibilité a l’internationale…

  • joe2x

    Ou vas t-il trouver ces 15 milliards? auprès de ces actionnaires?

    • micka

      Oui auprès des actionnaires puisqu’il a l’aide de Google et d’une autre firme américaine :)

      • joe2x

        Google est il réellement un actionnaire? Ils sont juste partenaire.
        A moins que me trompe, Google n’a pas investi dans Free.

        Si je relis le sujet, l’idée de se retrouver des partenaires et de proposer plus qu’avant pour convaincre Deutsch Telecom. Mais j’imgine bien qu’il ne va pas demander tout à ses partenaires.

        Free va bien participer. Et c’est là que je suis surpris. Je sais qu’ils ont des bons résultats positifs en France mais de là à faire une première proposition puis ensuite faire une 2ème proposition avec un petit coup de pouce de ses partenaires, je me demande ou Xavier Niel trouve tout cet argent