François Hollande dénonce la « tranquilité de l’anonymat » sur internet

Maj. le 5 avril 2016 à 23 h 23 min

A l’occasion du soixante-dixième anniversaire du Conseil représentatif des institutions juives de France qui se déroulait hier à Paris, le Président François Hollande s’est exprimé sujet une question souvent évoquée, par le passé, aussi bien par les politiques que par d’autres personnalités connus et qui n’est autre que celle de l’anonymat sur internet.

Sujet qui devient difficilement évitable dès qu’il est question de racisme ou plus spécifiquement ici d’antisémitisme puisque les réseaux sociaux sont un endroit propice à ce type d’abus auxquels ni la justice ni l’administration ne cherchent à mettre fin. Il suffit de voir le nombre de pages ayant pour unique vocation la diffusion quotidienne messages haineux, ne serait-ce que sur Facebook.

françois hollande contre anonymat

Un combat qui semble tenir à cœur au Président de la République qui entend bien lutter contre ce qu’il appelle la «tranquillité de l’anonymat » sur internet.

Anonymat sur internet,  François Hollande n’en veux plus

Un démarche non sans précédent puisque début 2013, François Hollande avait déjà sommé le Gouvernement de prendre les mesures nécessaires à l’encontre des auteurs de messages de haines sur les réseaux sociaux. Déclarant alors à l’époque :

Je veillerai à les contraindre, ces réseaux, à fournir ces noms pour qu’il y ait dissuasion et répression.

Avant d’ajouter pas plus tard qu’hier :

Nous agissons, avec le gouvernement de Jean-Marc Ayrault, pour que sur tout ce qui est « Internet », nous puissions là encore éviter la tranquillité de l’anonymat qui permet de dire des choses innommables sans être retrouvé.

Paradoxalement, à l’heure ou l’Assemblée Nationale et le Sénat viennent de valider une loi sur la surveillance d’internet que nombreux qualifient déjà de liberticide, il apparaît néanmoins que le racisme et la discrimination ont encore de beaux jours devant eux sur la toile française puisque l’une des seules mesures prise le gouvernement et qui remonte en juin dernier s’est limité à faire en sorte que le compte Twitter d’SOS Homophobie  dispose du statut « signalant prioritaire ».

Pendant ce temps, le débat sur la cybercriminalité vient d’être reporté à février 2014.

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