Facebook sort le drapeau rouge pour éradiquer les fausses informations

Maj. le 2 février 2017 à 15 h 55 min

Très critiqué suite à l’élection de Donald Trump pour son rôle dans la publication de fausses informations, Facebook réagit. Le réseau social part en guerre contre ces infos « bidons » et sort le drapeau rouge. Il apparaîtra lorsqu’une info sera erronée après vérification par une armée de journalistes partenaires.

facebook drapeau rouge

Il n’aura pas fallu longtemps à Facebook pour réagir. Suite à l’élection de Donald Trump, le réseau social a été vivement critiqué pour le rôle qu’il a eu à jouer dans la diffusion de l’information. En effet, pour beaucoup, Facebook a été trop laxiste sur la publication de fausses informations qui auraient permis à Trump de gagner le coeur des gens.

Avec aujourd’hui presque 2 milliards d’utilisateurs, Facebook ne peut pas nier l’importance du réseau dans le quotidien des utilisateurs du monde entier. D’ailleurs le réseau social est devenu la première source d’information pour beaucoup. Mais jusqu’à maintenant, l’info était diffusée sans aucun filtre, sans aucune vérification. Enfin presque.

C’est ainsi que l’on peut voir des polémiques naître sur des faits non avérés, non vérifiés. Dernier épisode en date en France, la polémique sur Pete Doherty qui aurait sniffé un petit rail sur le plateau de Quotidien. Tout est parti de rien et tout le monde a pris l’info comme exacte. Sauf que Quotidien a fini par prouver que le chanteur s’était tout simplement mouché. C’est l’exemple type de l’info « bidon » qui fait le buzz sur Facebook. Et le réseau n’en veut plus.

« Fact-checking » par des journalistes indépendants

Marck Zuckerberg l’avait annoncé il y a quelques semaines, c’est désormais officiel. Facebook va mettre en place de nouveaux outils pour signaler les fausses informations. Ainsi, en haut à droite de chaque post, il sera possible de choisir la mention « marquer comme une fausse information ».

Ensuite, Facebook transmettra l’info à un réseau de partenaires qui adhèrent aux principes de l’école de journalisme américaine du Poynter Institue. Il s’agit donc principalement de journalistes faisant partie d’une quarantaine d’organisations parmi lesquelles AP, ABC News, Snopes, PolitiFact pour les Etats-Unis ou encore El Objetivo La Sexta (Espagne), Afica Check (Afrique du Sud, Sénégal, Kenya) etc. Pour l’instant il n’y a rien en France.

Après avoir examiné les informations signalées, Facebook marquera les fausses informations d’un drapeau rouge ainsi qu’un avertissement qui renverra vers le site du « fact-checher ». Attention, Facebook ne va pas censurer l’info. Les utilisateurs pourront toujours la partager mais tout le monde sera prévenu qu’il s’agit d’une info « bidon ».

« Contre les hoax, pas contre les opinions »

Evidemment, un tel dispositif a déjà fait s’élever des voix par les plus conservateurs. Aux Etats-Unis, Ben Shapiro du Daily Wire parle « d’un désastre ». Il accuse les « fact-checkers »d’être des « arbitres de la vérité » qui « ont toujours des préjugés ».

Le risque est en effet qu’une parole unique soit diffusée sur le réseau sociale, une sorte de dictature de l’information y règnerait. Une pensée unique, la fameuse « bien pensance » dont parlent beaucoup nos hommes politiques ces derniers temps. Mais Mark Zuckerberg a été clair sur ce point. En réponse à une internaute qui s’inquiétait de l’arrivée de tels dispositifs, il a promis que ces nouveautés permettaient de lutter « contre les hoax, pas contre les opinions ».

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Dans l’idée le dispositif n’est pas mauvais. Mais il va falloir attendre de prendre du recul pour voir si oui ou non ces nouvelles règles vont mener à de nouvelles dérives. Mais si tel était le cas, on rappelle quand même que pour s’informer Facebook n’est pas la seule source sur le web.

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