Facebook : un propriétaire oblige ses locataires à le « liker », sous peine d’expulsion

On connaissait l’importance de Facebook mais on n’imaginait pas à ce point. Aux Etats-Unis, un propriétaire a mis la pression à ses locataires d’une façon plutôt étonnante. Il a leur a demandé de le « liker » sur Facebook et de ne pas mettre de commentaires négatifs, sous peine d’expulsion.

L’e-réputation est un domaine dans lequel les entreprises investissent de plus en plus. Et aux Etats-Unis, les choses ont pris un tournant assez troublant. Pas de photos de cadavre suite à un meurtre mais une pratique pour le moins étonnante.

A la fin du mois de mai, les locataires de City Park Apartments, une résident communautaire située à Salt Lake City, ont découvert un document étrange épinglé sur leur porte. Le propriétaire a en effet scotché un « Facebook Addedum » c’est-à-dire un avenant à leur contrat de bail dans lequel il leur est demandé de « liker » la page Facebook de City Park Apartments.

Ils devaient s’exécuter dans les cinq jours sous peine d’être expulsés raconte KSL, l’une des télévisions locales. Dans cet avenant figurait également une mention à peine croyable. Il était demandé aux locataires de ne publier « aucun commentaire négatif sur un forum ou une page web relatifs à la résidence communautaire ». Tout simplement hallucinant.

Discrimination et scandale

Evidemment une telle affaire a fait un véritable scandale Outre-Atlantique. L’agence AP explique que suite à la publication de l’information, les critiques se sont multipliées sur les pages Facebook du propriétaire. Une page a même été créée pour dénoncer les pratiques de City Park Apartments : les commentaires négatifs pleuvent. Le bad buzz a été tel que la page a été mise hors ligne.

Face à cette déferlante de critiques, les locataires ont commencé à s’exprimer. Ils ont énuméré un grand nombre d’exemples de choses qui rendaient leurs logements insalubres. City Park Apartment n’avait pas bonne presse avant cet évènement, mais les choses se sont aggravées.

D’autant que la demande du propriétaire s’est avérée totalement discriminatoire. En effet, tous les locataires ne sont pas forcément inscrits sur Facebook ou n’ont pas accès à internet. L’avenant lié à Facebook s’avère donc totalement illégal.

Si cette affaire semble complètement dingue, elle n’est pas nouvelle. Il y a un an, une autre structure du même genre que City Park Apartment, baptisée Windermere, en Floride, avait également tenté de faire signer un avenant à ses locataires. Ce propriétaire menaçait ses locataires d’une amende de 10 000 dollars s’ils publiaient un avis négatif sur les réseaux sociaux. Le propriétaire avait fini par se rétracter.

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Réagir à cet article

  • Spitfire

    Mais quel fils de pulpe

    • orange ou pamplemousse ?

      • Spitfire

        Peux prendre les deux :) ?

  • fred

    So ricain!!!