Une entreprise surveille ses employés la nuit avec un fitbit

Une entreprise américaine va encore plus loin dans la surveillance de ses employés, après la surveillance de l’activité physique on passe à celle du sommeil. Elle propose à ses employés d’être payés plus s’ils dorment mieux. 

On connaît le « travailler plus pour gagner plus », une entreprise américaine invente le « dormir mieux pour gagner plus ». C’est la société Aetna qui propose cela, « S’ils prouvent qu’ils enchaînent 20 nuits de 7 heures de sommeil ou plus, nous leur offrirons 25 dollars par nuit, plafonnés à 500 dollars par an ».

Grâce à un Fitbit fournit par la société, les employés vont voir leur sommeil surveiller par la société. Un salarié qui arrive fatigué au travail sera peut-être plus heureux, car ayant passé du bon temps, mais il sera moins productif pendant la journée.

Cette décision fait partie d’un programme plus large qui d’après les premiers résultats a permis à la société de gagner « 69 minutes par mois de plus de productivité [par travailleur] en ayant investi simplement dans le bien-être et la pleine conscience ».

Certes cela n’est pas énorme, mais multiplier par le nombre d’employés ça satisfait la société. Cependant la société ne va pas pour autant sanctionner les employés ne jouant pas le jeu car elle va pouvoir accumuler des données sur ses employés.

En effet, sous cette prime se cache tout simplement de la surveillance, la société d’assurance veut ainsi pouvoir vérifier la santé de ces employés. Et ce n’est pas un hasard si c’est une société d’assurance qui propose cela, car elles ont été les premières à utiliser les wearables comme outils de surveillance.

C’est là un des plus grands dangers des objets connectés et autre trackers d’activités, car plus les employés accepteront de gagner quelques euros en plus plus ils verront leurs libertés se réduire. Et c’est à l’État d’intervenir dans ce cas.

C’est déjà le cas aux Pays-Bas où le CNIL a interdit aux entreprises d’utiliser des trackers d’activités pour surveiller leurs salariés, même si l’employé est d’accord.

En France le CNIL fait état d’une hausse de 16 % de la surveillance des employés. C’est principalement une surveillance faite par géolocalisation grâce aux smartphones et autres objets connectés.

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  • Tony Fiant

    La vie est belle, j’ai vu aussi ce soir que l’analyse de la frappe de notre clavier va être utilisée par les recruteurs, marchands, etc.
    On y ajoute les organismes de crédit qui veulent accéder à vos profils Facebook pour savoir si ok ou pas pour le prêt, pas facile facile la vie dans 50 ans…

  • Je le dirais toujours, un jour on aura le papier cul connecté. De plus ce sont les assurances et nos mutuelles qui seront comptent.