Coupe du Monde 2018 : comment les nouvelles technologies révolutionnent l’arbitrage

La Coupe du Monde 2018 est le premier Mondial lors duquel l’assistance vidéo (VAR) a été introduite. On commençait à s’habituer à la Goal Line Technology, nous devons désormais également composer avec l’arbitrage vidéo désormais. Le football s’ouvre de plus en plus à la technologie et nous sommes gâtés en tant que Français puisque nous avons été les premiers à en bénéficier. Des nouveautés qui obligent les arbitres à s’adapter. Explications.

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Crédit : FIFA

La Coupe du Monde 2018 est placée sous le signe de la technologie. Pour la première fois de l’histoire, l’assistance vidéo (VAR) est présente lors d’un Mondial de football, après quelques années d’essai dans quelques compétions et ne maths amicaux.

Et dès le début de la compétition, elle a réussi plutôt bien à la France. Lors de leur premier match contre l’Australie, les Bleus ont bénéficié d’un penalty grâce à la vidéo. L’arbitre avait d’abord laissé jouer après une intervention dans la surface sur Antoine Griezmann, avant de revenir sur sa décision à la vue des images.

Coupe du Monde 2018 : assistance vidéo et Goal Line Technology sollicitées

En fin de ce match, alors que l’Équipe de France manquait de créativité offensive, Paul Pogba tente une frappe après un une-deux. C’est contré, mais la balle heurte la barre transversale avant de mourir juste derrière la ligne de but et de ressortir immédiatement dans la cage. L’action est confuse pour les téléspectateurs, qui ne savent pas trop quoi en penser. Mais l’arbitre n’a aucune hésitation et accorde le but : sa montre a vibré et lui indique que le ballon a franchi en totalité la ligne de but. La Goal Line Technology lui évite de prendre une décision difficile.

Lors de la Coupe du Monde 2014, c’est déjà la France qui avait profité de la Goal Line Technology pour la première fois lors d’un Mondial. Comme lors de l’Australie, il s’agissait déjà d’un but contre son camp, le gardien du Honduras Noel Valladares ayant repoussé le ballon dans ses buts après une frappe de Karim Benzema. Les Bleus l’avaient emporté 3-0. La France et la technologie, c’est donc une histoire qui marche pour l’instant.

Elle lui avait été à son désavantage contre l’Espagne en mars 2017 pour son premier match joué avec la vidéo, mais il s’agissait d’un match amical. Antoine Griezmann s’était vu refuser un but au départ validé car il était hors-jeu. Alors qu’un but de Delofeu pour la Roja n’a été accepté qu’après visionnage des images. Cet exemple résume à lui seul l’importance que peut avoir la vidéo pour réduire les injustices. Lors du match Espagne-Maroc, le VAR a d’ailleurs permis aux Espagnols de l’emporter, en validant un but d’abord déclaré hors jeu par l’arbitrage.

Coupe du Monde 2018 : l’assistance vidéo révolutionne l’arbitrage

L’assistance vidéo ne peut être utilisée que dans 4 cas bien précis :

  • après un but marqué
  • sur une situation de penalty
  • pour un carton rouge direct
  • pour corriger une erreur d’identité d’un joueur sanctionné

Conscient de l’importance du VAR, Neymar a d’ailleurs exigé son utilisation lors de la rencontre entre le Brésil et la Belgique. Jugée inutile, la demande du joueur a été refusée. Le règlement précise qu’une demande illégitime du VAR peut mener à un carton jaune. Une manière d’éviter que les joueurs ne passent leur temps à le réclamer auprès de l’arbitre à chaque situation un tant soit peu contestable. Mais en finale contre la Croatie, une main de Perisic qui avait échappé à la vigilance des arbitres sur le terrain a finalement été sanctionnée après une vague de contestations française. L’arbitre vidéo a estimé que l’action valait une vérification de l’arbitre central, qui est allé visionné les images et a finalement accordé le penalty aux Bleus, transformé par Antoine Griezmann.

Les conséquences sur la manière d’arbitrer sont très importantes. En cas de situation litigieuse, les arbitres ont pour consigne de laisser le jeu se poursuivre afin de ne pas influencer la partie s’il n’y avait rien à siffler. Ils peuvent alors prendre une décision lorsque l’action se termine et demander l’aide de la vidéo. Des arbitres vidéo le préviennent quand une situation nécessite une vérification de sa part. C’est ce qu’il s’est passé avec Griezmann contre l’Australie et contre la Croatie. L’arbitre avait laissé jouer un petit moment avant de demander l’utilisation de la VAR. Cela permet de ne pas gâcher une contre-attaque ou une récupération haute immédiate de l’équipe à l’attaque.

Forcément, ce système n’est pas parfait et ralentit le rythme des matchs. L’argument principal avancé par ses détracteurs. Et dans certaines situations, malgré la vidéo, c’est l’interprétation de l’arbitre qui aura le dernier mot. C’était le cas pour ce France-Australie. Il n’aurait pas été scandaleux de ne pas accorder à la France un penalty au regard de la faute. Et vous, qu’en pensez-vous ? La vidéo doit-elle avoir sa place dans le football ? Vous pouvez débattre du sujet dans les commentaires. En attendant le match des Bleus, on vous propose de rester dans la technologie et le foot avec notre guide des meilleures applications pour suivre matchs et résultats de la Coupe du Monde 2018.

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