Facebook : et si vous gagniez 350 000 dollars pour que le réseau social exploite vos données personnelles ?

Maj. le 31 janvier 2018 à 19 h 29 min

Un chercheur de l’Université Libre de Bruxelles a décidé de quitter Facebook. Mais il ne se contente pas de supprimer son compte puisqu’il a décidé d’adresser au réseau social une facture de 350 000 dollars pour l’exploitation de ses données personnelles. Il s’est d’ailleurs amusé à troller Facebook en créant un outil pour que chacun puisse calculer ce que lui doit le réseau social en fonction du temps passé dessus et de l’ancienneté. 

facebook argent

Quand Olivier Auber, chercheur à l’Université Libre de Bruxelles, décide de quitter Facebook, il n’y va pas de main morte, comme l’a repéré Business Insider. Il en profite pour publier une lettre ouverte assassine à l’attention de Mark Zuckerberg assortie d’une facture de 350 000 dollars pour les données personnelles qu’il lui a « volées ».

Le chercheur a même créé un petit outil permettant aux utilisateurs de générer leur propre facture en fonction du temps passé sur Facebook et de l’ancienneté. Il suffit de se rendre sur ce Google Doc et de répondre à quelques questions pour l’essayer. Bien sûr, il s’agit d’un genre de troll pour faire prendre conscience aux internautes que ce qu’ils offrent à Facebook a de la valeur. L’élu Julien Dray demandait quant à lui à ce que les GAFA versent 50 000 euros à chaque Français à leur majorité en compensation de la monétisation de leurs données personnelles.

Et si Facebook vous payait pour vos données personnelles ?

Selon Auber, tout ce que l’on fait sur Facebook doit être propriété de l’utilisateur : conversations, liens, commentaires, carnet d’adresse et même réactions à des publications. Toutes ces données ne « devraient pas appartenir à l’endroit où elles sont prononcées », explique-t-il à Business Insider. Et c’est pourquoi il s’est étonné quand il a demandé à récupérer toutes ses données publiées sur Facebook depuis son inscription avant de quitter le réseau social et qu’il n’en a reçu qu’une petite partie.

« En conclusion, mon cher Mark, tu fournis une véritable interopérabilité des données personnelles qui permettrait aux gens de ne pas être otages de Facebook et de sa centralisation, ou bien tu rembourses ! », s’est-il insurgé. Mark Zuckerberg déclarait vouloir « réparer » le réseau social en 2018, mais pas sûr qu’on en arrive jusque là.

Petite précision, dans son calcul, Olivier Auber ne prend pas en compte le temps passé sur Facebook pour se divertir mais celui passé à créer de la valeur. « Le temps récréatif n’est pas décompté. En effet, le divertissement fourni par Facebook est financé par la publicité. C’est-à-dire que chacun paie pour ce divertissement à travers sa consommation quotidienne de produits surfacturés à cause des budgets publicitaires des marques captés pour une bonne part par Facebook », explique-t-il.

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