Chiffrement : Whatsapp serait dans le collimateur de la justice américaine

Date de dernière mise à jour : le 3 février 2017 à 17 h 58 min

La lutte contre le chiffrement de la part des autorités américaines s’intensifie. Après Apple et l’iPhone dans l’affaire de San Bernardino, c’est désormais Whatsapp qui serait dans le collimateur du gouvernement selon nos confrères du New York Times.

Whatsapp Messenger

Comme nous l’avons vu récemment, Apple a reçu de nombreux soutiens suite à l’affaire de San Bernardino. Pour rappel, la firme de Cupertino ne souhaite pas créer un backdoor (porte dérobée) pour que les autorités américaines puissent avoir accès à l’iPhone du terroriste présumé Syed Farook, craignant que cette pratique se généralise au détriment de la vie privée des utilisateurs.

Nos confrères du New York Times vont plus loin aujourd’hui en signalant que Whatsapp est pointé du doigt par les administrations américaines. En effet, l’application permet depuis fin janvier à l’utilisateur de savoir si les messages envoyés sont chiffrés ou non. Ce qui n’est visiblement pas du goût des autorités, qui voient là une nouvelle entrave au bon déroulement d’une enquête dont nous ne connaissons pas l’objet.

A l’instar de ce que propose les Nexus, le chiffrement est de plus en plus utilisé par les applications voire les smartphones, surtout après le scandale de la NSA. Cela reste paradoxal étant donné les efforts des autorités pour mettre fin à cette sécurité.

Selon l’Electronic Frontier Fondation, qui défend les droits des utilisateurs au sein du numérique, pousse le vice encore plus loin en expliquant que les autorités « attendent un cas qui rendra la demande légitime ou raisonnable ».

A la manière de ce que le FBI fait avec l’iPhone, même si nous avons vu qu’Apple ne s’était pas fait prier pour leur apporter une réponse pour le moins cinglante. La vie privée des utilisateurs est donc de plus en plus bafouée, et ce, en utilisant de sinistres faits qui renforcent l’argumentaire de l’administration.

A terme, cela pourrait déclencher une paranoïa générale ambiante, dommageable pour les utilisateurs mais compréhensible au regard de ce que les utilisateurs subissent. Et en même temps, nous ne pouvons pas ne pas envisager une seule seconde d’accéder au terminal d’un terroriste, quelque soit le moyen. Le débat est donc pour le moins épineux.

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