Chiffrement des smartphones : la France veut faire pression sur Google et Apple

Maj. le 12 février 2018 à 11 h 36 min

Le chiffrement opéré sur les smartphones Android et iOS ne permet pas à Google ou Apple d’accéder aux données de l’utilisateur si la justice le demande. Des pratiques qui font polémique et déplaisent fortement aux gouvernements, notamment au ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve.

chiffrement smartphones

Aux Etats-Unis, la justice tente actuellement de faire pression sur Apple pour avoir accès à l’iPhone de l’auteur de la tuerie de San Bernardino, revendiquée par Daesh. Tim Cook n’a pas donné un avis favorable à cette requête. Heureusement, McAfee pourrait trouver une solution permettant de fournir les données en question au FBI sans l’intervention d’Apple. En France, la polémique est la même et le chiffrement des smartphones accusé de favoriser le terrorisme.

Face à ce dilemme, le ministre de l’intérieur, Bernard Cazeneuve vient d’annoncer son intention de se rendre aux Etats Unis dans le but de faire plier Google et Apple et de les convaincre de revoir leur politique concernant le chiffrement des smartphones. On notera d’ailleurs que ce n’est pas sa première tentative mais la précédente avait échoué. Il faut dire que les deux géants ont toujours refusé d’installer une porte dérobée sur les smartphones en question, de façon à protéger la vie privée de l’utilisateur.

Seulement voilà, cette sécurité ajoutée par les constructeurs gêne les enquêtes de police et fait office de véritable obstruction à la justice. Concernant les attentats de Paris, la justice française considère que le chiffrement des smartphones n’est pas à incriminer mais tout le Monde n’est pas de cet avis, notamment la NSA. En outre, comme le rappelaient nos confrères du monde, début janvier, le Parquet de Paris détient huit smartphones, pour l’instant, inexploitables.

A moins d’un miracle, il y a peu de chances pour que Bernard Caezeneuve parvienne à faire plier Google et Apple. L’une des seules alternatives restant à la justice serait donc d’utiliser l’empreinte digitale du suspect si tant est que celui-ci ait été arrêté. A moins que la solution préconisée par McAffee dans le cas de la tuerie de San Bernardino puisse permettre de déverrouiller les téléphones sans l’intervention des deux géants américains.

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