Candy Crush : une mère accro perd son ami et son travail en jouant 18 heures par jour !

Candy Crush a rendu complètement accro une mère de famille britannique de 34 ans qui y passait pas moins de 18 heures par jour, et a provoqué son licenciement, le départ de son compagnon, sans compter les dépenses en achats intégrés d’un montant total de 5700 euros. Cette histoire, elle a décidé de la partager au cours de sa thérapie pour alerter sur les danger de l’addiction psychologique aux jeux (d’argent ou non) qui peut être extrêmement puissante. Même si l’application en elle-même ne peut être incriminée, les cas d’addiction spécifiques à Candy Crush ne sont pas rares. 

candy crush

Passer complètement à côté de sa vie à cause… de Candy Crush ? L’histoire peut paraître loufoque et pourtant, c’est celle que raconte Natasha Woolsey, une mère de famille de 34 ans habitant Fleetwood (Lancashire, Royaume-Uni). Tout commence il y a quatre ans : selon le tabloïde The Sun, un ami l’invite à jouer au jeu sur Facebook. Mais très vite les choses empirent : Natasha adore tellement le jeu qu’elle ne voit plus du tout le temps passer, et se retrouve incapable de faire autre chose !

Candy Crush : 18 heures par jour, une vie détruite

Elle raconte : « honnêtement je ne me souviens pas de m’être jamais arrêtée de jouer depuis le moment où j’ai commencé à jouer pendant tous les moments où j’étais réveillée, parfois jusqu’à 18h par jour« . Natasha explique que c’est surtout le passage de la version web à la version mobile qui a empiré son addiction, allant jusqu’à se réveiller au milieu de la nuit pour jouer quelques heures « dans les toilettes« . Le pouvoir d’attraction du jeu était tel pour Natasha qu’elle « perdait souvent la notion du temps » ce qui lui faisait oublier « d’aller chercher [son fils] Taylor à l’école« .

Parce qu’elle était constamment sur son smartphone, son compagnon a fini par la quitter. Elle a également perdu son emploi à mi-temps de chef de rayon dans un supermarché. Ces épreuves n’ont dans un premier temps pas débouché sur une réelle prise de conscience. Mais cela ajouté à ses dépenses excessives dans le jeu – elle y aurait laissé 5000 livres sterling tout de même ! – l’ont conduit à suivre une thérapie et raconter son histoire. Elle a depuis retrouvé un emploi sur un marché. Et promet qu’elle ne joue plus que « trois heures par jour« .

Il suffit d’une petite recherche sur internet pour se rendre compte à quel point l’addiction à Candy Crush, et plus largement aux jeux, est loin d’être anecdotique. Basé sur un mécanisme bien rodé, le jeu édité par King est pensé pour exploiter des faiblesses bien connues du cerveau humain. Comme le souligne un article du Guardian, c’est un jeu simple – il suffit de faire correspondre trois symboles de la même couleur. La difficulté augmente graduellement ce qui permet de maintenir un niveau précis de satisfaction tout au long de la session de jeu.

Dans le cerveau, chaque petite satisfaction se traduit par la stimulation du circuit de la récompense et la libération de dopamine. C’est le même circuit qui est activé lors de la prise de drogues. Mais aussi dans l’apprentissage, par exemple. Là les succès sont nombreux au début et deviennent plus rares par la suite créant une sensation de manque à mesure que la difficulté se corse. Par ailleurs, tout est contrôlé : le jeu est construit de telle manière que le joueur a l’impression qu’il est « bon » alors qu’en réalité, c’est bien un jeu de hasard dont le succès dépend uniquement de l’attribution arbitraire de petits bonbons colorés.

Cette addiction aux jeux sur smartphone peut avoir des conséquences dramatiques. Comme le rapporte Dernières Nouvelles d’Alsace, en 2016, par exemple, l’inattention d’un aiguilleur de trains complètement pris dans Candy Crush est la cause de la collision de deux trains en Bavière qui a provoqué la mort de 12 personnes.

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  • dtarn

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    On peut en faire des brèves sur la vie des gens et leurs addictions.

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