BAC 2016 : les détecteurs de portables seront là pour empêcher la fraude

Date de dernière mise à jour : le 21 septembre 2016 à 14 h 45 min

Les premières épreuves du BAC 2016 commenceront dans deux jours. A cette occasion, l’Éducation Nationale rappelle les grandes lignes de son dispositif anti-fraude. Dispositif pour lequel elle compte miser avant tout sur un moyen déjà en vigueur : les détecteurs de téléphones portables.

Mercredi prochain, c’est pas moins de 695 682 candidats qui passeront leur Baccalauréat et à cette occasion, le Ministère de l’Education Nationale communique sur son dispositif anti-fraude. Sachant qu’en 2015 les téléphones portables, montres connectées et autres nouvelles technologies représentaient près de 32% des cas de fraude recensés soit plus de 270 cas, c’est eux qui sont actuellement dans le viseur.

Mis en place en 2013, les détecteurs de téléphones portables permettent de lutter contre ce type de fraude mais sont-ils suffisamment efficaces ?

« Toutes les académies sont équipées de détecteurs de téléphones portables dont le nombre et l’emplacement sont confidentiels. Les recteurs répartissent ces appareils de façon aléatoire et veillent à les faire circuler entre les centres d’examen, tout au long des épreuves. Ce dispositif a pour but de lutter préventivement contre l’utilisation frauduleuse des nouvelles technologies.»

Comme on peut le lire dans le dernier communiqué du Ministère, toutes les académies sont équipées. Reste maintenant à savoir combien de centres d’examens utilisent vraiment ce système. Lors de sa mise en place il y a trois ans, le Monde avait révélé qu’on ne retrouvait que deux détecteurs par Académie. Inutile de dire qu’entre le nombre de centres et de salles d’examen, ça ne fait pas lourd. Sans oublier que ce n’est pas ça qui a empêché les sujets du BAC Philo de fuiter sur Tweeter en 2014.

On notera que l’Education Nationale n’a pas communiqué sur leur nombre, le but de cette pratique étant surtout de dissuader les candidats de tricher. Lors de la mise en place du dispositif en 2013, un chef d’établissement avait également confié au Monde qu’il était loin d’être parfait :

« Le réglage est difficile. Si la fréquence est trop basse, on ne détecte rien. Si elle est trop haute, ça bipe ou ça clignote sans cesse… Les enseignants me l’ont vite retourné. Verdict : pas pratique ! »

Depuis, on imagine que le nombre de détecteurs a augmenté mais sans en avoir vraiment la certitude. Notez que l’utilisation du téléphone portable est totalement proscrite durant les épreuves et considérée comme de la fraude. Tout contrevenant s’expose à des sanctions pénales pouvant aller jusqu’à 3 ans de prison et 9000 euros d’amende, sans oublier les sanctions disciplinaires comme l’interdiction de repasser le BAC.

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Réagir à cet article

  • Dkkd

    Si le téléphone est éteint il n’est pas détecté de toute façon nan ?

    • RoyalTaz

      ou juste en mode avion ? (bien-sur faut avoir tout en interne ;) )

      • MaGiiC

        Pas bête !