Attentats de Paris : Facebook, Google et Twitter attaqués en justice pour avoir aidé Daesh

Facebook, Google et Twitter viennent d’être attaqués en justice pour un motif auquel il ne s’attendaient certainement pas. Le père d’une victime des attentats de Paris a porté plainte contre les géants américains, estimant qu’ils aidaient Daesh à accomplir leur tâche.

Reynaldo Gonzalez est le père de Nohemi Gonzalez, l’un des victimes des tragiques attentats de Paris survenus en Novembre dernier et ayant donné la mort à 129 personnes. Ce citoyen américain a porté plainte mardi contre Facebook, Google et Twitter auprès du tribunal de première instance du district nord de Californie.

Ce père de famille accuse les trois géants d’avoir « sciemment » permis l’organisation des attentats. Pour lui, les moyens fournis par les trois grandes entreprises ont permis à Daesh de mettre au point leurs plans.

Facebook, Google et Twitter auraient permis aux terroristes non seulement d’attirer des membres mais aussi de se financer et de diffuser leurs messages de haine. C’est en tout cas sur ces questions que va se pencher le tribunal si le procès a lieu.

Facebook, Google et Twitter jugent ces accusations « sans fondement »

Suite à ces accusations, Facebook, Google et Twitter n’ont pas tarder à se faire entendre. Il faut dire que les accusations sont graves et qu’elles touchent un sujet sensible. Ainsi, les trois géants expliquent qu’ils ne sont en aucun cas impliqués dans les attentats et qu’ils luttent même contre la propagande terroriste et les discours de haine sur le web. Dans les faits, il faut bien avouer que leur efficacité concernant ce sujet peut être pointée du doigt.

Sur Twitter, les comptes de Daesh pullulent et la politique de censure de Facebook est loin d’être logique. On a déjà vu le réseau social interdire des images de nus artistiques et laisser des vidéos d’exécution. Il y a quelques jours par exemple, le terroriste ayant exécuté deux policiers a pu diffuser un message en direct sur Facebook Live depuis le domicile des victimes.

Par ailleurs, comme le dénonçait le gouvernement français, l’algorithme de suggestion des réseaux permet de mettre en contact avec les terroristes des jeunes sur le point de se radicaliser.

Une condamnation semble improbable

Malgré ces éléments qui semblent démontrer que les réseaux sociaux contribuent malgré eux à l’enrôlement des terroristes et à leur stratégie de communication, il y a peu de chances pour qu’une condamnation soit prononcée.

En effet, la plainte touche indirectement à la liberté d’expression des utilisateurs, ce qui est un principe constitutionnel aux Etats-Unis. Il s’agit en fait du premier amendement de la constitution des Etats -Unis. Autant dire que c’est un indéboulonnable.

Dans tous les cas de figure, difficile de condamner ces réseaux. D’abord parce qu’ils mettent leur service à disposition du public, et qu’ils ne sont donc pas responsables des discours de chacun. En revanche ils sont responsables de la modération.

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Réagir à cet article

  • Salva

    Il a qu’à attaquer les vrais coupables, les gouvernements et les institutions internationaux qui les sponsorisent.

  • hamza

    Si Daesh envoie des lettres, on attaque la poste ?

  • hamza

    Pour le coup, je suis totalement d’accord sur le fait que les réseaux sociaux devraient supprimer toute la propagande de Daesh et consorts. En ça, je pense même qu’on devrait les condamner. Cependant, je suis pas sûr qu’on puisse les taxer de complicité pour autant.

  • Kant1

    Encore un article qui dramatise…

    « Un père de famille attaque les géants du web » c’est pas la justice française qui attaque.

    Merci.