Attentat de Londres 2017 : Theresa May critiquée après avoir accusé Internet d’être le responsable

Date de dernière mise à jour : le 5 juin 2017 à 15 h 39 min

Alors que le Royaume-Uni a subi 2 attentats terroristes en l’espace de quelques semaines, Theresa May n’a pas été des plus tendre, suite au récent attentat de Londres, avec les entreprises du numérique en les accusant de « fournir au terrorisme des espaces sûrs pour se propager ». Cette déclaration n’a pas manqué de faire réagir et suscite de nombreuses critiques.

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Dimanche 4 juin 2014 : la Première Ministre britannique Theresa May donne une allocution devant le 10 Downing Street, au lendemain de l’attentat qui a frappé Londres. Elle ne manque pas de pointer dans son viseur Internet et les grandes entreprises du numérique, les accusant de « fournir au terrorisme des espaces sûrs pour se propager ». Elle propose également un accord international avec les gouvernements démocratiques alliés dans le but de réguler le cyberespace, autrement dit, Internet.

Liberticide, électoraliste, contre-productive

Ces déclarations ont suscité de vives critiques. Et ce sont les Libéraux-Démocrates qui ont été les premiers à s’élever à travers la voix de Tim Farron, chef de file du parti, en déclarant au journal The Guardian que le fait de surveiller et contrôler Internet serait réducteur envers les libertés publiques et symbole de victoire pour le terrorisme.

A l’approche des élections législatives du 8 juin 2017, ses adversaires politiques en ont profité pour soulever l’argument de l’opportunisme électoraliste en rappelant que c’est Theresa May qui était responsable de la sécurité des citoyens britanniques au cours des dernières années, qui a réduit les budgets des forces de sécurité.

Certains experts avancent également l’idée d’une mesure contre-productive puisque peu de gens se radicaliseraient sur les réseaux sociaux et la surveillance des terroristes s’avérerait encore plus compliquée, puisqu’ils se réfugieraient dans des « recoins encore plus sombres du Web », si l’on en croit Jim Killock, directeur de l’Open Rights Group, organisation de défense des libertés.

D’ailleurs, en matière de surveillance numérique, le Royaume-Uni dispose déjà d’arsenaux juridiques et techniques les plus puissants parmi les pays démocratiques et de dispositifs de surveillance larges. Fin 2016, était entré en vigueur l’Investigatory Powers Act obligeant les fournisseurs d’accès à conserver l’historique de tous les sites visités par les internautes pendant un an et ces données pouvaient être consultées sans mandat par les forces de sécurité.

A l’heure où le Royaume-Uni a acté sa rupture avec l’Europe et où l’on entend partout que la coopération franco-britannique en matière de sécurité pourrait poser difficultés, nous rappellerons que l’Histoire nous apprend que toujours les britanniques ont été parmi nos plus fidèles alliés. Par ailleurs, en matière de chiffrement, Theresa May et Emmanuel Macron sont susceptibles de trouver un terrain d’entente. 

Réagissez à cet article !
  • Willy

    Ils censurent encore ceux qui demandent le rapport entre les attentats / politique et un site parlant du monde Android / hightech?
    Oui ils le font sans cesse, on dirait qu’ils n’assument pas et préfèrent museler leur lecteurs, une vraie honte !

    • le wisigoth

      ben moi je sais pourquoi, je lui passe un chaleureux bonsoir

  • Pfelelep_écrit_en_UTF-8

    Elle a raison, c’est la faute à Fillon!

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