La Commission Européenne pourrait attaquer Google pour abus de position dominante

La Commission Européenne de Bruxelles continue de se pencher sur le cas Android, et s’apprêterait à porter plainte contre Google pour abus de position dominante dans le cadre de ses applications installées d’office sur le système d’exploitation.

Android est un système open source de base, faisant que tout le monde peut y accéder librement, gratuitement et effectuer toutes les modifications qu’il souhaite… Mais ce n’est pas le cas des applications Google et des fonctionnalités développées par l’entreprise californienne.

C’est cette dualité qui peut engendrer de l’incompréhension de la part de nombreux utilisateurs, puisque le lien entre les deux semble si naturel que l’on peut avoir du mal à comprendre quelle gêne pourrait bien provoquer un tel système et pose souvent un raccourci simple « Android = Google = gratuit ».

Pourtant, la division d’Alphabet est dans une position s’attirant les foudres de la justice européenne. Nous vous parlions déjà auparavant de l’intention de porter plainte contre Google de la Commission Européenne, et cette nouvelle reprend du poil de la bête.

La Commissaire européenne danoise Margrethe Vestager définit un peu plus le cadre de son enquête dans un discours disponible aujourd’hui. Dans celle-ci, elle met en avant l’obligation d’installation et de mise en avant des applications Google sur n’importe quel téléphone qui les utiliserait.

Mais ce discours ne serait que pour préparer le terrain d’une plainte bien réelle, comme le rapporte le journal Politico. Celui-ci dévoile en effet, après avoir été en contact avec 3 avocats chargés de l’affaire, que la Commission Européenne s’apprête à porter officiellement plainte contre Google et réunirait à l’heure actuelle des preuves provenant de ses principaux rivaux.

Il faut dire qu’en soi, les termes d’installation et d’utilisation de ces applications vont en effet dans le même sens que Windows avant lui : Android étant le système d’exploitation le plus utilisé sur mobile, il sera sûrement contraint à mettre plus en évidence des suites logicielles similaires à celles de Google à la suite de ce mouvement juridique.

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Réagir à cet article

  • Provoc

    Les technocrates de Bruxelles n’ont visiblement pas de dossier bien plus important à traiter!

    La comparaison avec Windows est inappropriée.
    Début 2000, internet commençait à peine à se démocratiser. Et les ordinateurs individuels chez Mr tout-le monde, avaient débuté environ 5-6 ans avant. On avait une clientèle majoritairement néophyte, qui se contentait de ce qui était installé, sans aller voir plus loin…
    Aujourd’hui, les utilisateurs connaissent bien mieux ces deux domaines et surtout des applications comme la store, facilite énormément, la recherche d’application tierce, si le client en manifeste l’envie.

    Si Bruxelles et Co, veulent vraiment s’en prendre à Google, qu’il commence à unifier l’imposition des entreprises en Europe, ou rendre impossibles les optimisations fiscales actuelles. Les milliards ainsi récolté en impôt seront bien plus profitables à l’ensemble des consommateurs, qu’un menu proposant un choix d’application, qui sera finalement utilisé par une minorité.
    Sans oublier que les gains récoltés s’appliqueraient à l’ensemble de ces megas entreprises.

    • Jérémie

      J’ai aussi du mal à comprendre la comparaison entre Android et Windows…
      Android est un système open source… Pas windows….
      On peut installer Windows en achetant une licence sur un PC monté avec des composants achetés à différentes marques….