Amazon : l’Etat ne forcera pas la firme à facturer la livraison de livres plus d’un centime

Amazon ne sera pas forcé par l’État à facturer la livraison de livres plus d’un centime. Un sénateur souhaitait faire voter une disposition forçant les géants du net à facturer les coûts réels des frais de port. Finalement, il n’en sera rien, le gouvernement explique son point de vue sur la question.

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En 2014, le parlement a voté une loi pour mettre fin à la livraison offerte sur la vente de livres en France. Cette loi devait permettre aux petites librairies de mieux lutter contre les géants du net et notamment Amazon qui propose d’offrir les frais de port sur son site de vente en ligne. Avant l’application de cette loi en France, Amazon représentait à lui seul 70% de la vente de livre dans l’hexagone. Amazon et les autres revendeurs en ligne pouvaient pratiquer la même politique tarifaire que les libraires françaises, tout en offrant un avantage indéniable à leurs clients : ne pas avoir à se déplacer.

Amazon : le gouvernement ne changera rien à la loi « anti-Amazon »

Avec la loi « anti-Amazon« , le gouvernement espérait pouvoir changer les habitudes des lecteurs français. Le bilan est, semble-t-il, mitigé, difficile de savoir si cette loi a aujourd’hui eu un impact significatif sur les habitudes des consommateurs. Les géants ne communiquant pas sur ce genre de détails et se retranchent derrière le secret qui entoure leurs affaires, comme le souligne le site Next Inpact. Les librairies de leur côté ont également du mal à juger de son efficacité.

Amazon a pour sa part décidait de ne facturer qu’un centime d’euro symbolique pour la livraison des livres. Un montant sans aucun doute trop faible pour que cette loi puisse avoir une quelconque efficacité. Le ministère de l’Économie et des Finances vient de faire part à un sénateur qu’aucune modification à cette loi ne sera apportée. Certains parlementaires ont suggéré d’obliger les acteurs du net à facturer les coûts réels des frais de port. Cette disposition ne verra probablement jamais le jour à court ou moyen terme.

Comme le mentionne le site du Sénat : « il n’a pas semblé opportun d’encadrer davantage le prix de la livraison à domicile d’un livre. En effet, imposer de facturer les frais de port aux coûts réels aurait, de fait, avantagé les acteurs de la vente en ligne les plus puissants. Le volume des ventes réalisées par ces acteurs leur permet de négocier des contrats de gros avec les transporteurs à des conditions préférentielles et certaines plateformes, vendant d’autres produits, auraient pu n’attribuer au livre qu’une fraction du coût de livraison d’une commande multiproduit« . De votre côté, que pensez-vous du point de vue du gouvernement ? Partagez votre opinion dans les commentaires.

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